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Les Cahiers de Didactique des Lettres
Revue de didactique des savoirs et des savoir-faire pour l'enseignement du français

Réflexions didactiques

Bérengère Moricheau-Airaud

Pour une analyse doublement critique de l’illustration de la première de couverture

Article

Résumé

Même si le choix de l’édition support pour l’étude d’une œuvre privilégie d’autres facteurs, la première de couverture et l’illustration qui en assure l’attrait jouent un rôle dans l’accueil du texte par les élèves, influencés par ce qui reste comme (un des) premier(s) contact(s) avec l’œuvre. La maison d’édition mise sur cette image pour séduire les acheteurs et, pour l’enseignant, ses indications sont autant de marchepieds qui préparent l’entrée dans le texte : le statut utilitaire de cette illustration déborde sa dimension ornementale.
Ces illustrations conditionnent néanmoins la lecture de l’élève : les choix manifestés, par le dessin, dans la photographie, privilégient un fil de l’intrigue, en négligent d’autres. Leur caractère symbolique ou résomptif coupe dans l’épaisseur du texte. Aussi, tout choix d’une édition attend une confrontation de la perception donnée de l’œuvre par l’illustration avec le texte. Sur le plan pédagogique, cette comparaison peut correspondre à l’évaluation de la compréhension du texte.
Cette confrontation appelle à augmenter le savoir gagné durant l’étude de l’œuvre par un questionnement de l’image, propre à déjouer sa banalisation par la couverture. Autour d’une même œuvre, la comparaison de plusieurs de ces illustrations avec celle de l’édition retenue en cours et avec l’intrigue accuse encore plus les partis pris de chacune. Ces rapprochements font percevoir les caractéristiques de la représentation comme les indices iconiques d’un autre code : celui de la communication pédagogique et culturelle, soumise à des problématiques mercantiles et sociologiques. L’élève gagnerait ensuite à appliquer cette compétence critique à toute publicité.

Table des matières

Texte intégral

1Qu’elle soit visuelle ou non, notre mémoire nous restitue souvent un texte par l’aspect de sa couverture plutôt que par ses données identificatoires, telles que le nom de son auteur ou son titre. Il n’en demeure pas moins que cette association d’une œuvre à une première de couverture est surprenante au regard du nombre d’éditions que peut connaître un unique texte. La quantité des collections contrevient à toute prétention à l’exhaustivité et problématise tout classement. Citons ici, pour en donner des exemples et rassembler le corpus scolaire objet du propos, les collections « Bibliocollège » et « Bibliolycée » des éditions Hachette, les « Petits classiques » chez Larousse, les « Étonnants classiques » de la maison Flammarion, les « Classiques » de Pockett, les « Classiques » du Livre de Poche, les « Classico Collège » et les « Classico Lycée » de Belin Gallimard, les « Carrés Classiques » de Nathan, les « Classiques et compagnie Lycée » de chez Hatier, les « Classiques » chez Hachette, la collection « GF » de Flammarion, la collection Folio de Gallimard, la collection « Classiques et Patrimoine » de la maison Magnard... sans oublier les formats pour liseuse vendus par des sites marchands ou par les éditeurs comme LePetitLittéraire.fr ou Arvensa Editions. Cette liste, longue déjà, n’est pourtant dressée qu’à partir de titres croisant avec évidence les programmes et le relatif académisme des textes qui y sont conseillés à l’étude. Aussi la question se pose de savoir ce qui distingue entre elles les éditions, concrètement ce qui justifie que l’une soit demandée par le professeur, et non une autre. La différence la plus visible n’est-elle pas justement la première de couverture, et spécifiquement l’illustration qui en occupe l’essentiel ?

2Cette question croise immédiatement certains des enjeux pointés dans les programmes des classes du secondaire. L’étude de l’image, fixe et mobile, joue un rôle reconnu dans la fondation d’une culture humaniste. Dans son préambule sur les principes et les objectifs de cet enseignement, le programme de français dans les classes de collège consacre une sous-partie à cette pratique particulière de lecture.

3Les programmes de l’enseignement de Français en classe de Seconde et de Première font eux aussi une place de choix à l’étude de l’image. L’entrée de ce texte officiel donne d’emblée la capacité « de lire et d'analyser des images en relation avec les textes étudiés2 » comme répondant à l’objectif d’« avoir des repères esthétiques et se forger des critères d'analyse, d'appréciation et de jugement3 ». Dans la liste qui suit des activités à mener, cette forme de lecture vient juste après les diverses lectures scolaires, lecture analytique et lecture cursive : c’est dire son importance. Unanimement, les programmes soulignent combien enseigner l’image se poursuit nécessairement d’enseigner par l’image : combien la compétence d’analyse de l’image travaille toujours aussi la formation de l’esprit critique.

4C’est bien là que le constat de la multiplicité des éditions rejoint les préoccupations manifestées dans les programmes. Toute illustration de première de couverture, spécifiquement celle d’édition d’œuvre littéraire demandée pour l’étude en classe du secondaire, impose une image qui est l'expression d'une culture et d'un système de représentations. Comment l’analyse de l’illustration d’une première de couverture d’une édition d’œuvre littéraire destinée à des élèves du secondaire oblige-t-elle à un examen critique de la médiation qu’elle propose entre l’élève et le texte et l’éditeur ? Cet article se proposera d’étudier l’effet domino qui, depuis l’observation objective de cette illustration, amène à une analyse de la nature du rapport entre image et texte, lequel induit à son tour la mise en question de la nature des liens entre éditeurs et lecteurs. L’enjeu du propos sera de lier les divers degrés de l’étude de l’image, de l’observation de l’image à sa critique, de la critique de l’image à celle de la communication qu’elle met en œuvre.

1. L’observation de l’illustration de première de couverture : un (des premiers) tremplin(s) à la lecture

5Si, dans les faits, la rencontre avec l’illustration de première de couverture et son analyse critique sont simultanées, les exigences de lisibilité du raisonnement imposent de distinguer, même artificiellement, ces deux temps de lecture puis de critique de l’image.

1.1. La place et le rôle de l’illustration de première de couverture dans le choix de l’édition support à l’étude de l’œuvre

6Pour l’enseignant, l’illustration de la première de couverture tient un rôle particulier au moment du choix de l’édition support pour l’étude de l’œuvre.

1.1.1. La pluralité des facteurs dans le choix de l’édition support

7Parmi la pluralité des facteurs de choix, l’identité du texte s’impose évidemment au professeur comme premier critère. Or cette identité se répercute sur la première de couverture et de là sur sa réception. Quand le texte est ancien, plusieurs éditions n’affichent pas le nom d’auteur. Pour Tristan et Iseult, il n’est précisé ni par la collection « Bibliocollège » (Image 1), ni par celle « Classiques et Compagnie Collège » (Image 2), ni par celle encore des « Classiques Hatier » (la lignée plus ancienne de la collection précédente ; Image 3), ni par les (ré)éditions du « Classique de Poche » (Images 4 et 5), ni enfin par la collection des « Étonnants Classiques » (Image 6). Cette absence de nom d’auteur invite la problématique de l’adaptation sur la couverture : alors qu’une autre édition des « Classiques de Poche » (Image 7), ou encore celle des « Textes Classiques » (Image 8) mentionnent Béroul, une autre suit la voie médiane de ne donner Béroul comme nom d’auteur que dans les pages infra – l’édition « Classicocollège ». L’absence de ces informations clés informe la première de couverture, notamment parce qu’elle laisse plus d’importance à son illustration. Le choix de l’édition est fonction également de la qualité scientifique de son texte. Certaines œuvres peuvent être considérées indépendamment ou insérées dans un ensemble : la réception des Regrets de Du Bellay sera influencée par un éventuel voisinage des Antiquités de Rome. La sélection d’une édition croise encore la problématique de la version donnée d’un texte, selon qu’est retenue l’intégralité de l’œuvre ou la sélection de passages connus. L’édition de Pantagruel et Gargantua dans la collection « Bibliocollège » se centre ainsi seulement sur le personnage de Socrate, sur l’abbaye de Thélème ou encore sur l’éducation. Certains textes font surgir le facteur de la traduction. Pour les Essais de Montaigne – la question de l’Homme est un des objets d’étude des programmes de lycée –, les textes varient en fonction de l’édition : celle de la collection « Bibliolycée » donne la « translation en français moderne, notes, questionnaires et synthèses par Bruno Roger-Vasselin, agrégé de Lettres classiques, docteur ès lettres », celle pour « Quarto » chez Gallimard propose la traduction d’André Lanly, et le travail d’édition de Pierre Villey ne saurait être oublié. En effet, le responsable éditorial a son importance. André Lanly est un spécialiste de la langue ancienne et a assuré la publication bilingue des œuvres de François Villon, Pierre Villey, lui, est un spécialiste de la littérature française du XVIè s. La qualité – au sens neutre – de ces responsables d’édition amène celle de l’appareillage du texte. Plusieurs collections, par exemple « Bibliocollège » et « Bibliolycée » ou encore « Classiques Hatier », alternent chapitre de texte et série de questions. Ces accompagnements de la lecture influencent le choix d’une édition support, d’autant plus qu’ils répondent à un autre critère d’exigence.

8Le souci professionnel croise de fait celui des motivations scientifiques. La sélection d’une édition par le professeur prescripteur au sein du panel ouvert par les textes officiels varie selon le profil de la classe. Si la question se pose de se lancer dans l’étude de La Princesse de Clèves face à une classe de STI, il importe encore de savoir quelle édition de cette œuvre donner à ladite classe. La facilité que les élèves auront à se procurer l’édition, et son prix – ce dernier aspect conditionnant en partie l’autre – sont aussi des facteurs de choix. Ainsi, l’édition de Manon Lescaut voit son coût passer de 5,60 € pour la collection « Folio classique », à 4,50 € pour l’édition de la collection « Bibliolycée », à 3,05 € pour celle des « Classiques et compagnie Lycée », et la collection « GF » de Garnier Flammarion coûte 2,80 €4.

1.1.2. La relativisation du rôle secondaire de la première de couverture dans ces facteurs de prescription d’achat

9S’il est donc certain que la première de couverture et son illustration n’arrivent qu’après toutes ces données, la sélection d’une édition par le professeur a tout de même pour répercussion, même incidente, de retenir une illustration de première de couverture plutôt qu’une autre.

10Au moment de l’achat d’une édition support, les doutes soulevés chez les élèves devant une couverture qui a changé et qui n’est plus la même que celle montrée par l’enseignant, comme cela arrive pour les collections « Bibliocollège » et « Bibliolycée », par exemple pour Les Fourberies de Scapin, confirment que cet aspect pourtant accessoire au regard d’autres facteurs joue un rôle qui n’est pas si négligeable.

11L’illustration de la première de couverture est assurément prise en compte par le professeur prescripteur, mais davantage au travers de l’anticipation de sa réception par les élèves et par les familles, que pour des motifs qui lui sont propres : elle n’est qu’une conséquence contingente d’une sélection avant tout scientifique et professionnelle.

1.2. La place et le rôle de l’illustration de première de couverture dans la réception par les élèves de l’édition support à l’étude de l’œuvre – l’accès au texte par cette illustration

12Les élèves ne reçoivent de fait pas cette première de couverture de la même manière que les enseignants l’appréhendent.

1.2.1. La différence de réception de l’œuvre entre professeur et élève

13Pour l’enseignant qui connaît déjà le texte, les fonctions ornementale et informative de l’image peuvent être éclipsées par la recherche didactique d’une introduction à l’étude de l’œuvre ; pour un élève qui n’a que rarement déjà lu le texte, il s’agit d’une découverte totale : celle de l’illustration en tant que telle et celle de son interprétation comme point d’entrée dans l’œuvre. Par ailleurs, les conditions de la découverte de cette illustration influent sur sa perception par l’élève, selon qu’il la voit tenue par l’enseignant assis à son bureau ou se déplaçant dans les travées, ou qu’il la regarde dans un rayonnage de librairie ou sur la page d’un site marchand.

1.2.2. D’autres facteurs de réception de l’œuvre pour les élèves

14Est-ce à dire, toutefois, que la couverture conditionne la réception de l’œuvre par les élèves ? Entrent bien davantage en ligne de compte la longueur du texte, son appartenance générique, voire son auteur. A cet égard, la longueur des Confessions (864 pages dans la collection Folio Classique) ne peut être mise sur un pied d’égalité avec l’illustration, quelle que soit la collection, « Bibliolycée » ou « Folio Classique ».

15Cela étant, du point de vue des élèves, la première de couverture et son illustration jouent un rôle plus grand que de celui de l’enseignant prescripteur : plus rares sont les connaissances qui lui disputent son importance.

1.3. L’illustration de première de couverture comme entrée dans le texte

16C’est notamment parce que les élèves accordent cette reconnaissance à la première de couverture et à son illustration, du moins une reconnaissance plus grande que celle accordée par les enseignants, que celle-ci est un tremplin à la lecture.

1.3.1. Pour la maison d’édition : séduire

17Que l’illustration de première page soit une possible entrée dans l’œuvre se reflète d’abord dans les efforts de séduction – au sens étymologique – dont elle est la trace de la part de la maison d’édition. L’image assure une forme de captatio benevolentiae. La première page doit informer sur l’auteur et l’édition, mais elle a aussi à charge d’accrocher le regard et par ce biais d’inciter à la lecture, du moins à l’achat.

18Les couleurs témoignent de cette ambition séductrice : elles peuvent être vives, comme sur la première de couverture des Mille et un Fantômes d’Alexandre Dumas dans la collection « Bibliolycée » (Image 9), ou contrastées, comme sur la première de couverture d’Andromaque de la même collection (Image 10) qui joue sur les disparités entre le noir des personnages au premier plan et l’arrière-plan plein du feu et de la destruction de la guerre.

19L’occupation de l’espace de cette première de couverture laisse aussi perceptible le souci de la maison d’édition de donner l’envie d’entrer dans cette œuvre et dans cette édition spécifique : le contraste entre premier et second plan se retrouve dans la mise en scène, au sens propre, du personnage de George Duroy sur la couverture de Bel-Ami toujours dans la collection « Bibliolycée » (Image 11).

20La typographie même du titre peut être intégrée dans l’illustration : la police avec laquelle est écrit le titre des Confessions de Jean-Jacques Rousseau dans cette collection (Image 12) mime celle d’un journal manuscrit de l’époque.

21La maison d’édition peut encore miser sur la célébrité d’une figure connue dans une adaptation de l’œuvre en question pour interpeller le potentiel lecteur et acheteur : dans la collection « Classiques et Compagnie », Isabelle Huppert se trouve ainsi sur la couverture de La Duchesse de Langeais et sur celle de Madame Bovary (Image 13), Glenn Close et John Malkovitch sont sur celle des Liaisons dangereuses (Image 14), Le Colonel Chabert apparaît sous les traits de Gérard Depardieu, Germinal, enfin, est illustré par l’affiche du film.

22Ainsi, les couleurs, l’occupation de l’espace de la première page, la typographie du titre et cette notoriété reflètent le souci des maisons d’édition de séduire le futur lecteur.

1.3.2. Pour l’enseignant : conduire à la lecture

23C’est surtout du point de vue de l’élève que la première de couverture peut conduire – ici aussi, littéralement – à entrer dans le texte.

24En amont de la lecture, les éléments de son illustration permettent d’échafauder des hypothèses de lecture – et ce faisant de faire apparaître quelques éléments structurels de l’œuvre. L’illustration de la première de couverture de La Métamorphose dans plusieurs collections se prête à une telle élaboration : la collection « Étonnants classiques » (Image 15) montre un cafard dans un lit et, le titre aidant, laisse penser à la transformation en blatte du personnage qui aurait dû se trouver dans le lit ; une autre, la collection « Folio classique » (Image 16), fait voir un personnage dont la morphologie prend les traits du cafard et ouvre davantage la voie à l’interprétation d’une métamorphose progressive ; une autre enfin, la précédente pour la collection « Folio classique » (Image 17), ne présente pas du tout d’insecte. Quoi qu’il en soit, un tel échafaudage d’hypothèses de lecture est une approche qui contourne les inégalités scolaires : la compétence linguistique et plus tard les savoir-faire littéraires n’interviennent qu’en aval de la lecture de l’image, première compétence visée ici par cette entrée en texte.

25En complément de l’étude de l’image, après l’étude du texte, un sujet d’invention peut demander aux élèves de raconter brièvement l’histoire pour laquelle cette première de couverture est proposée, voire d’écrire une quatrième de couverture. Par ailleurs, proposer aux élèves une illustration de première de couverture après avoir masqué le titre, et demander ensuite d’en proposer un, solliciteraient leur capacité d’invention et le travail de l’expressivité. L’analyse de l’image peut donner lieu encore à une argumentation qui étaye l’hypothèse de lecture ou le titre proposés à l’issue de l’étude de l’illustration, argumentation à mener par groupe ou individuellement, sur papier ou dans le but d’être exposé devant la classe.

26Ainsi, même si le choix de l’édition support pour l’étude d’une œuvre répond à des exigences scientifiques et professionnelles où n’entrent pas en ligne de compte la première de couverture et en particulier l’illustration qui en assure l’attrait, toutes deux ont nécessairement un rôle à jouer dans le lien assuré par l’enseignant entre le texte et l’élève. La maison d’édition mise elle aussi sur le vecteur offert par cette image pour séduire les acheteurs, au premier nombre desquels figure le professeur prescripteur. Mais ce que l’illustration de première de couverture a à apprendre à l’élève ne s’arrête pas aux fruits de son observation.

2. Le premier regard critique : l’épreuve par le texte de la pertinence de l’illustration de première de couverture

27Certains de ses aspects appellent l’élève et l’enseignant à analyser dans une perspective critique la manière dont elle transmet ses informations. Quelle est cette autre réception de l’illustration de première de couverture, quand elle est considérée de manière critique ?

2.1. Les raccourcis iconiques imposés par les premières de couverture

28 La découverte de l’image par l’élève, notamment au travers de la formulation des hypothèses de lecture auxquelles elle donne lieu, est à poursuivre par sa confrontation avec l’œuvre dont elle concrétise le seuil.

292.1.1. La fonction symbolique de l’illustration de première de couverture

30Si le décalage entre ces interprétations du texte et de l’image peut être dû à la compréhension partielle des élèves, cette dernière est souvent la conséquence de la fonction symbolique de cette illustration. Il arrive qu’une première de couverture retienne comme emblématique un passage seulement de la totalité de l’œuvre dont l’illustration est la transposition. Pour Tartuffe, la scène qui revient sur les couvertures est celle pendant laquelle Elmire s’offre à la convoitise de Tartuffe afin que son mari, caché sous la table, comprenne la réalité de ses intentions (IV, 5) : elle est sur l’édition des « Carrés classiques » (Image 18), sur celle des « Petits classiques » (Image 19), encore sur celle des « Classiques et compagnie Lycée » (Image 20)... mais ce n’est qu’une scène parmi d’autres, mémorables, dans l’intrigue. Cette dimension symbolique peut encore être celle de représentations métaphoriques, comme celle d’un loup déguisé en agneau pour ce même Tartuffe dans la collection « Les Classiques Hachette » (Image 21) – notons au passage qu’une manière d’aborder les figures de style est de les analyser dans une image5.

2.1.2. La lacune inévitable de l’illustration de première de couverture

31Ce caractère inévitablement lacunaire de l’illustration de première de couverture persiste même quand elle ne mise pas sur le symbole. L’exemple qui peut être proposé de cette réduction est celui de l’illustration des éditions de La Princesse de Clèves. Plusieurs font le choix de ne représenter qu’une princesse : la collection « Librio » (Image 22), celle des « Classiques et compagnie Lycée » (Image 23), celle des « Classiques de Poche » (Images 24 et 25). L’une seulement fait apparaître un couple : celle de la collection « Classicolycée » (Image 26). Deux autres dans le corpus montrent un trio : la collection « Garnier Flammarion » ou celle de « Bibliolycée » (Images 27 et 28), laquelle explicite même le motif amoureux.

32Autant que le décalage inévitable entre l’œuvre et les hypothèses de lecture tirées depuis l’image de première de couverture, la dimension forcément partielle de cette représentation met en avant que des choix ont été faits dans la figuration de l’intrigue. La lecture de l’image se double d’un point de vue critique. Ce peut être une des occasions de souligner la neutralité de ce dernier terme et d’ouvrir l’espace du cours à un débat constructif.

2.2. Le conditionnement de la réception de l’œuvre par l’illustration de première de couverture

33Cette analyse critique de l’illustration de la première de couverture ne doit en effet pas être menée qu’à charge. La différence de nature et de volume est grande entre le représentant, l’illustration, et le représenté, l’œuvre.

2.2.1. Les contraintes subies par l’illustration de première de couverture

34L’illustration est multiplement assujettie, par la taille de l’espace où elle se déploie, par la lisibilité qu’elle est pourtant censée assurer, par la place, à ce propos, qu’elle a à réserver aux indications relatives à l’édition, par l’insertion du titre, ou encore par l’éventuelle mention de son appartenance générique, de son lien avec l’objet d’étude auquel elle correspond dans le cas des publications parascolaires. Toute analyse de la pertinence d’une illustration de première de couverture doit nuancer comme inévitable et conditionné son caractère symbolique et résomptif.

2.2.2. Les distorsions qu’elle impose au regard de l’intrigue

35Au demeurant, des distorsions se produisent bien dans la suggestion de l’intrigue à suivre. L’illustration de première de couverture de Phèdre coupe souvent dans l’épaisseur du texte. Elle ne laisse voir que le personnage éponyme et aucun autre actant de l’intrigue, comme le font la collection des « Étonnants classiques » (Image 29), celle de « Classiques et compagnie Lycée » (Image 30), celle encore des « Petits classiques » (Image 31), ou enfin celle de « Librio Théâtre » (Image 32). Deux personnages apparaissent rarement, comme sur l’édition de « Bibliolycée » (Image 33) ou celle des « Carrés classiques » (Image 34). Le trio formé avec Thésée ne figure que sur la couverture de la bande dessinée publiée aux éditions Petit à Petit (2006). La représentation donnée de l’intrigue n’est pourtant pas la même selon que l’on voit une femme seule, une femme se confiant à une autre ou s’adressant à un homme, ou encore une femme placée entre deux hommes. Ces contorsions imposées aux hypothèses des futurs lecteurs paraissent moins dues à la réduction technique à laquelle est soumise chaque illustration qu’à des choix. Leur perception déplace le regard du professeur et de l’élève de la découverte initiale de la première de couverture et de son illustration vers une évaluation critique de sa pertinence.

36Face à cette problématique contraction de l’illustration de première de couverture, un exercice simple serait de proposer aux élèves, en bilan de fin d’année, d’associer une illustration de première de couverture à une œuvre, ou a minima à un genre, à un courant, à un siècle – et de solliciter des justifications qui mobiliseraient les connaissances acquises.

2.3. La prise de recul par la confrontation de l’illustration et du texte

37Quand et comment peut avoir lieu cette confrontation de la perception donnée de l’œuvre par l’illustration avec le texte même ?

2.3.1. Après l’étude de l’œuvre

38Il paraît logique d’attendre la fin de la découverte du texte, en lecture cursive comme en lecture analytique, pour demander aux élèves ce qui diverge entre les deux. Ce travail peut prendre une forme rédigée. La compétence de l’analyse de l’image, mise en œuvre en début de séquence, est alors l’objet d’une évaluation. La finesse de la critique de l’illustration à la suite d’une étude du texte valide la compréhension du texte même. Ce retour critique sur l’illustration peut donner lieu aussi à un débat autour de sa pertinence, même sous la forme d’une dichotomie entre éléments concordants ou discordants entre texte et illustration, afin de jauger la « réussite » de cette dernière. Dans cette même perspective d’une analyse argumentée de sa fidélité, une mise en regard peut être demandée entre un texte et plusieurs illustrations de première de couverture.

2.3.2. Pendant l’étude de l’œuvre

39Au fur et à mesure de la lecture analytique, la collecte des éléments qui entrent en écho avec cette illustration de première de couverture, ou bien parce qu’ils la confortent, ou bien parce qu’ils l’invalident, s’offre comme une autre manière active de lire.

2.3.3. Avant l’étude de l’œuvre

40Enfin, cette fois avant même d’entrer dans le texte, le paratexte, la quatrième de couverture par exemple, ou bien la liste des personnages dans une pièce de théâtre, laissent percevoir le décalage entre par exemple l’appartenance au sous-genre de la tragédie classique et l’atmosphère même relativement chaleureuse de la couverture.

41Ainsi, le conditionnement de la lecture, notamment celle des élèves, par la première de couverture et son illustration, est mis à nu par l’œuvre même : tout écart avec le texte convertit le point de vue de l’élève en déplaçant son regard depuis la seule lecture de cette image jusqu’à son analyse critique.

3. Le redoublement du regard critique : l’évaluation de la médiation pédagogique et culturelle proposée par les maisons d’édition

42 Ce déplacement du point de vue de l’élève appelle à être continué par d’autres questionnements de la médiation proposée vers l’œuvre par l’illustration de la première de couverture. Ses divers aspects sont de fait les indices iconiques de l’œuvre, mais aussi de la collection, de la maison d’édition. Une troisième réception, et un deuxième temps de recul critique, sont nécessaires : ceux de l’analyse des partis pris des maisons d’édition, par les révélations humaines de la transaction de la première de couverture, et par la mise à profit de cette compétence critique face à des affiches de films – entre autres.

3.1. Les partis pris des maisons d’édition

43Tous les raccourcis exercés par l’illustration au regard de la complexité de l’œuvre ne sauraient trouver une explication dans les contraintes techniques imposées par l’espace de première de couverture. Des partis pris sont aussi imputables à la collection sinon à la maison d’édition. L’illustration de première de couverture participe d’un autre code de communication : le marketing, celui du monde du livre, spécifiquement celui destiné aux scolaires – voire aux étudiants. Une analyse de cette image permet de creuser les identités respectives de chaque collection.

3.1.1. La mise en regard des éditions

44La mise en regard des éditions prend de multiples formes. Le travail se prête bien à une réflexion collective : chaque élève analyse une première de couverture, et l’ensemble du groupe dégage ensuite la signature de la collection dans la confrontation des observations. La présentation des résultats de la recherche convient à un exercice oral. A chaque fois, la visée demeure argumentative : la parole est rhétorique, au sens originel du terme. Une approche écrite et individuelle peut aussi être envisagée : les TICE sont idéales pour collecter les premières de couverture et un Powerpoint concrétise alors l’aboutissement du travail.

45La recherche de la spécificité d’une collection a comme autre intérêt une approche de la notion de style, présente dans le caractère spécifique et identificatoire de la cristallisation des informations par l’illustration de première de couverture. D’ordinaire, c’est au commentaire qu’échoit ce rôle dans les classes de lycée. Le déplacement de cette réflexion sur un autre plan, visuel, offre un recours éventuel aux difficultés. Également, cette recherche du style de chaque collection fait entrer l’élève dans l’univers de l’édition – et ouvre quelques fenêtres en termes d’orientation, notamment vers une voie littéraire. Enfin, quand l’illustration est un tableau, une sculpture, un lien est à tisser entre littérature et histoire des arts.

3.1.2. Exemples de caractérisation de collection

46Les partis pris des diverses collections sont assez repérables. La première de couverture des « Classiques et compagnie Lycée » en est un exemple. Cette collection emprunte régulièrement aux adaptations et mises en scène des figures connues pour renvoyer conjointement au film et à l’œuvre. Pour le roman, plusieurs illustrations de cette collection correspondent à des photographies d’adaptation cinématographique. Pour le théâtre, il s’agit de captations de mise en scène. La collection mise évidemment sur le bénéfice de la célébrité des adaptations et des acteurs (Images 35 et 36) : l’intermédialité est au cœur de sa stratégie d’édition. L’ambition culturelle manifestée par ces choix est sensible : les adaptations déjà connues fonctionnent comme des éléments de séduction, elles signalent le potentiel culturel de l’œuvre en question déjà adaptée ou mise en scène. La ligne de force de cette collection paraît être sa volonté d’ouvrir le champ de la littérature. La collection « Bibliolycée » (Hachette) constitue un autre exemple. Celle-ci parie régulièrement sur un dessin aux traits juvéniles pour lequel se pose la question de sa pertinence au regard des textes qui suivront et qui ne s’adressent pas à des enfants. La différence avec la collection « Bibliocollège » est également problématique – les noms des collections disent leur complémentarité –, alors même que certains titres existent dans les deux. C’est le cas pour Les Femmes savantes, Les Précieuses ridicules (Images 37 et 38) et Claude Gueux. Paradoxalement, aucune des deux collections ne concrétise le changement d’établissement dans la différence de couverture et notamment de registre de dessin. Par ailleurs, les illustrations d’œuvres susceptibles d’être étudiées dans les classes de début de collège, La Belle et la Bête (Classe de Sixième ; Images 39 et 40), Le Roman de Renart (classe de Cinquième), semblables à des images d’albums, ne marquent pas davantage le seuil entre élémentaire et secondaire qu’entre collège et lycée. Ces dessins apparaissent ainsi d’autant plus caractéristiques de cette collection. Surtout, l’homogénéité des dessins pose la question de leur pertinence pour des élèves de lycée. Comment en effet peuvent-ils recevoir ces œuvres dont les illustrations de couverture les renvoient presque au monde de l’enfance quand les images d’autres éditions pour le même texte les orienteraient vers des tableaux ou des films ? Une couverture n’est pourtant qu’une conséquence contingente du choix du support pédagogique en fonction de facteurs autres.

47L’illustration peut être évaluée comme non pertinente vis-à-vis du texte : c’est un premier degré de l’examen critique ; et aussi peu adéquate au public visé : c’est un autre seuil franchi dans le questionnement des choix d’édition. Cette autre perception critique risque de mettre en doute la communication pédagogique qu’elle assure.

3.2. Les révélations humaines de la transaction de la première de couverture

48 La spécificité d’une collection, saisie ici au travers de celle de sa couverture, souligne l’enjeu mercantile de sa communication. La conception de l’œuvre et des destinataires que se font les éditeurs apparaît au premier plan. Or les élèves ne sortent pas toujours heureux de ce regard. Pour reprendre les exemples cités à l’instant, si la collection « Classiques et compagnie » mise judicieusement sur la maturation des élèves en les appelant à l’ouverture culturelle, en leur supposant déjà des connaissances cinématographiques – du moins en laissant croire à une telle présupposition –, cela reste à discuter pour les « Bibliolycée ». Ces représentations des élèves induites par les couvertures ne répondent pas à une intention de l’enseignant, mais c’est à lui, voire contre lui, que seront exprimées les réactions suscitées par l’illustration de première de couverture. Une première de couverture que son illustration laisse percevoir aux destinataires comme inadéquate à leur identité, avant même d’envisager sa non-pertinence à l’œuvre, comporte le risque d’influencer de manière négative sur la réception du texte. Les exercices d’analyse de la première de couverture peuvent certes remédier à un tel problème, mais il demeure que certaines caractéristiques de son illustration y révèlent une transaction autre que celle, littéraire, qu’elle assure entre la couverture du livre et le texte : une transaction commerciale bien sûr, mais aussi humaine, sociologique. Certaines entrées dans des textes classiques qui (sur)jouent la vulgarisation culturelle appellent à s’interroger, en tant que leur représentation indirecte, sur l’idée que les éditeurs se font des lecteurs, et notamment des lecteurs scolaires.

3.3. Le débordement du sens critique des premières de couverture aux affiches de films – et autres

49Cette sensibilité à ce que disent de nous les illustrations de première de couverture, à la figure et au rôle qu’ils nous assignent, marque un redoublement de l’examen critique de leur transaction. La compétence de l’analyse de l’image se démultiplie en une série de savoir-faire dont certains concernent les plans humains et sociologiques. Il importe de l’exercer sur d’autres supports. Les citoyens en formation que sont les élèves apprennent ainsi à repérer le regard que portent sur eux les acteurs culturels (ou non) au travers de la nature du medium qu’ils leur destinent.

50La confrontation du texte à la première de couverture de l’édition support de l’étude est à enrichir de cette mise en regard d’une autre illustration, celle d’une affiche de film, elle-même objet d’une confrontation avec le film. L’adaptation cinématographique du Hussard sur le toit de Giono met au cœur du film la relation entre Angelo Pardi et Pauline de Theus, ce que suggère avec fidélité l’affiche ; pourtant le roman développe bien d’autres aspects qui n’y sont pas (aussi) présents mais qui sont représentés sur les couvertures de la collection Folio.

51C’est aussi bien à l’aune de l’adaptation filmique qu’à celle du texte source que la pertinence de l’affiche est évaluée. Ainsi, les affiches d’Anna Karénine6, toutes centrées sur le personnage éponyme, sont toutes responsables du dévoiement des attentes d’un public qui ne connaîtrait pas le texte par rapport à l’œuvre dont ces films ne sont que des adaptations : toutes prennent le parti d’offrir une version romancée de l’histoire.

52Acquis depuis l’examen des illustrations de première de couverture, ce savoir-faire qu’est l’analyse des tenants de la communication pédagogique et culturelle trouve ainsi un intérêt immédiat dans le cours ; c’est même plus essentiellement une compétence quotidienne de citoyen. Le repérage d’échos entre affiche, film, texte et illustration de première de couverture augmente la lecture de l’affiche publicitaire du plaisir d’une connivence autour de savoirs partagés. Ce plaisir vient alors d’une reconnaissance du statut de connaisseur qui élève culturellement, socialement... Les élèves gagnent à repérer la nature exacte de cette transaction informationnelle, culturelle, marchande. Car l’économie – de l’édition et du cinéma, entre autres – sait jouer sur la culture pour vendre de la culture. Et il n’y a alors pas de meilleur alibi.

53La confrontation entre l’œuvre et l’illustration de première de couverture gagne à être complétée d’une mise au jour des enjeux culturels, économiques et sociaux sous la banalisation de l’image de première de couverture. Autour d’une même œuvre, la comparaison de plusieurs de ces illustrations, conjointement à leur mise en regard avec l’intrigue, accuse encore la représentation de chaque collection comme l’indice iconique d’enjeux mercantiles. L’esprit critique de l’élève, nourri d’outils d’analyse et aguerri à l’interprétation de l’image, gagnera à s’appliquer de même à toute publicité.

54L’étude de l’illustration de première de couverture d’une édition de texte littéraire destinée à des élèves du secondaire impose d’abord un examen critique de la médiation qu’elle propose entre l’élève et le texte. Certes, la description de cette image est l’occasion de souligner devant les élèves ce qui préside au choix de l’édition support du cours : les qualités scientifiques de l’édition, son respect du texte, son appareillage critique, ses atouts pédagogiques. L’apport de cette illustration est davantage dans son analyse car elle offre une entrée dans le texte : elle est investie d’une mission de séduction et d’apport même relatif d’informations dont l’étude se prête à divers travaux d’expression autour des hypothèses de lecture. Mais son véritable intérêt est, paradoxalement, dans les tensions qui se font jour entre texte et image au fur et à mesure de l’étude de l’œuvre. Ces tensions appellent de fait une confrontation critique qui met en évidence le conditionnement que l’illustration de première de couverture a pu exercer sur les attentes du lecteur. Sur le plan pédagogique cette comparaison peut correspondre à l’évaluation de la compréhension du texte. Or ces différentes tensions finissent par déplacer cette évaluation critique des rapports texte et image vers l’examen de la médiation proposée par la première de couverture entre éditeur et lecteur. Certains aspects de l’illustration manifestent en effet de la part des collections des partis pris révélateurs sur le plan humain de la transaction à laquelle correspond aussi la médiation que réalise l’illustration : une transaction certes pédagogique, culturelle, mais aussi commerciale. La perception critique se redouble, même se retourne, vers les émetteurs de ce « message » culturel qu’est l’illustration, « message » entre l’édition – première de couverture et œuvre – et l’élève lecteur. Ce dernier gagnera à déplacer sa compétence critique de lecteur sur d’autres illustrations « de première de couverture », telles que des affiches de films.

55Si la dimension utilitaire prend le pas sur le caractère ornemental de l’illustration, c’est finalement surtout parce qu’elle aide à construire le sens critique chez l’élève et contribue à le constituer en être pensant. L’analyse de l’illustration de première de couverture touche là au cœur des programmes de français au lycée, pour les classes de Seconde Générale et Technologique et de Première Générale. Parce qu’elle participe de la formation du jugement et de l'esprit critique, elle répond aux « objectifs qui s'inscrivent dans les finalités générales de l'enseignement des lettres au lycée » : « l'acquisition d'une culture, la formation personnelle et la formation du citoyen7 ». Ces analyses rendent « l'élève progressivement plus autonome dans sa démarche, […] et aident à développer une attitude à la fois réflexive et critique par rapport aux objets étudiés8 ». Ces objectifs sont d’ailleurs explicitement au cœur d’un des pans de l’enseignement d’exploration Littérature et société, « Images et langage : donner à voir, se faire entendre » : « Comment les différents modes d’expression et de communication que sont le texte et l’image, fixe ou animée, se combinent-ils, s’enrichissent-ils mutuellement9 ? »

Annexe

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Tristan et Iseut

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Hatier, coll. « Classiques et Cie Collège », 2011, http://www.editions-hatier.fr/livre/tristan-et-iseut (consulté en janvier 2014)

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Le Roman de Tristan et Iseut

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Hatier, coll. « Classiques Hatier Œuvres & Thèmes», 2004, http://www.editions-hatier.fr/livre/le-roman-de-tristan-et-iseut-oeuvres-themes (consulté en janvier 2014)

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Tristan et Iseult

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© Le Livre de Poche, coll.  « Classique de Poche », 1972, http://www.livredepoche.com/tristan-et-iseult-collectif-9782253004363 (consulté en janvier 2014)

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Tristan et Iseult

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© Le Livre de Poche, coll.  « Classique de Poche »

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Tristan et Iseut

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© Le Livre de Poche, coll. « Classiques de Poche », 1972/2000, http://www.amazon.fr/Tristan-Iseut-Beroul/dp/2253160725/ref=sr_1_8?ie=UTF8&qid=1389735638&sr=8-8&keywords=livre+de+poche+tristan+et+iseult (consulté en janvier 2014)

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Madame Bovary

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Hatier, coll. « Classiques et Compagnie Lycée », 2012, http://www.editions-hatier.fr/livre/madame-bovary-un-coeur-simple (consulté en janvier 2014)

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Les Liaisons dangereuses

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Hatier, coll. « Classiques et Compagnie Lycée », 2011, http://www.editions-hatier.fr/livre/les-liaisons-dangereuses-classiques-cie-lycee (consulté en janvier 2014)

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Le Tartuffe

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Nathan, coll. « Carrés classiques », 2012, http://www.nathan.fr/catalogue/fiche-produit.asp?ean13=9782091885124#fichetechnique (consulté en janvier 2014)

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Le Tartuffe

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Hatier, coll. « Classiques et compagnie », 2011, http://www.editions-hatier.fr/livre/le-tartuffe  (consulté en janvier 2014)

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La Princesse de Clèves

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Hatier, coll. « Classiques et Compagnie Lycée », 2012, http://www.editions-hatier.fr/livre/la-princesse-de-cleves-la-princesse-de-montpensier (consulté en janvier 2014)

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La Princesse de Clèves

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© Le Livre de Poche, coll. « Classiques de Poche », 1973, http://www.livredepoche.com/la-princesse-de-cleves-marie-madeleine-la-fayette-madame-de-9782253006725  (consulté en janvier 2014)

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© Le Livre de Poche, coll. « Classiques de Poche »

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Hatier, coll. « Classiques et Compagnie Lycée », 2011, URL : http://www.editions-hatier.fr/livre/phedre-classiques-cie-lycee (consulté en janvier 2014)

Bibliographie

Programmes et textes officiels

Programmes du collège. Programmes de l'enseignement du français,Bulletin Officiel spécial, n° 6, 28 août 2008, consulté en janvier 2014.

Programmes de l'enseignement commun de français en classe de seconde générale et technologique et en classe de première des séries générales et programme de l'enseignement de littérature en classe de première littéraire, Bulletin Officiel spécial, n° 9, 30 septembre 2010, consulté en janvier 2014.

Programme de Littérature et Société en classe de Seconde Générale et Technologique,Bulletin Officiel spécial, n° 4, 29 avril 2010, consulté en janvier 2014.

Notes

1 Programmes du collège. Programmes de l'enseignement du français, in Bulletin Officiel spécial, n°6, 28 août 2008, p. 3.

2 Programmes de l'enseignement commun de français en classe de seconde générale et technologique et en classe de première des séries générales et programme de l'enseignement de littérature en classe de première littéraire, in Bulletin Officiel spécial, n° 9, 30 septembre 2010, p. 7.

3 Ibid.

4  Prix conseillés de vente, janvier 2014.

5  Par exemple : http://em.pineau.perso.sfr.fr/fr/qcm/fds/figures.htm et http://lettresdunautilus.wordpress.com/2013/08/27/les-figures-de-style-en-images/ (consultés en janvier 2014)

6  1948 : Anna Karénine de Julien Duvivier, avec Vivien Leigh ; 1967 : Anna Karénine d'Alexandre Zarkhi avec Tatiana Samoïlova ; 1997 : Anna Karénine (Anna Karenina) de Bernard Rose, avec Sophie Marceau.

7 Programmes de l'enseignement commun de français en classe de seconde générale et technologique et en classe de première des séries générales et programme de l'enseignement de littérature en classe de première littéraire, op. cit, p. 6.

8 Ibid, p. 10.

9 Programme de Littérature et Société en classe de Seconde Générale et Technologique, in Bulletin Officiel spécial, n°4, 29 avril 2010, p. 4.

Pour citer ce document

Bérengère Moricheau-Airaud, «Pour une analyse doublement critique de l’illustration de la première de couverture», Les Cahiers de Didactique des Lettres [En ligne], Numéro en texte intégral, La place de l'image dans l'enseignement de la littérature, Réflexions didactiques, mis à jour le : 31/01/2017, URL : https://revues.univ-pau.fr:443/ca/index.php?id=110.

Quelques mots à propos de :  Bérengère Moricheau-Airaud

Département de Lettres Classiques et Modernes
Centre de Recherche en Poétique, en Histoire Littéraire et en Linguistique
Université de Pau et des Pays de l'Adour