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Les Cahiers de Didactique des Lettres
Revue de didactique des savoirs et des savoir-faire pour l'enseignement du français

Projets de séances et de séquences

Stéphane Lasserre

La littérature contemporaine, quelle place lui accorder au lycée ?

Article

Résumé

Dans quelles mesures le professeur de Lettres peut-il utiliser la littérature contemporaine dans ses séquences pour donner aux élèves le goût de la lecture et les ouvrir ainsi à un patrimoine tout aussi riche que la littérature classique ?

Comment mettre en pratique les textes officiels qui prônent une ouverture littéraire, ouverture que l’on retrouve chez les éditeurs de manuels scolaires ?

Comment bousculer les habitudes des collègues qui sont très frileux quant aux auteurs contemporains, surtout dans les descriptifs de l’EAF en première ?

Comment donc introduire une part de littérature contemporaine dans l’enseignement sans pour autant renoncer aux grands classiques ?

Texte intégral

1Il y a deux ans, dans le cadre de l’objet d’étude « Le personnage de roman, du xviie siècle à nos jours », j’ai choisi d’étudier avec une classe de première STMG1 le roman d’Emmanuel Carrère L’Adversaire2. Ce choix reposait sur le désir de faire lire aux élèves une œuvre intégrale (ce qui représentait pour certains un véritable défi : lire un livre en entier !) mais aussi de trouver un roman qui pourrait les intéresser et susciter chez eux l’envie de côtoyer la littérature. En effet, L’Adversaire repose sur un fait d’actualité : le criminel en question est libérable l’année prochaine, donc les élèves ont pu se rendre compte de la proximité des faits racontés. De plus, il n’est pas d’un auteur « classique » qui leur fait si peur en règle générale. J’ai réitéré l’expérience l’année d’après avec l’étude du roman de Dai Sijie Balzac et la petite tailleuse chinoise3.

2À l’oral de l’Épreuve Anticipée de Français, l’EAF, aucun de mes élèves n’a été interrogé sur les lectures analytiques issues de ces romans… Qu’en conclure ? Que les enseignants de Lettres ont des scrupules à mettre au même niveau des œuvres classiques et des œuvres contemporaines ? Qu’ils montrent une certaine frilosité à l’égard des textes contemporains alors qu’ils sont les premiers à se plaindre du peu d’originalité dont font preuve leurs collègues l’année de première dans les choix de textes ? Qu’ils n’osent pas franchir le cap de l’étude de la littérature contemporaine avec leur propre classe ?

3Pourtant, si les finalités des nouveaux programmes sont « la constitution et l’enrichissement d’une culture littéraire ouverte sur d’autres champs du savoir et de la société » en « prenant appui principalement sur la lecture et l’étude de textes majeurs de notre patrimoine », ces mêmes programmes « [recommandent] vivement de faire lire aux élèves des textes appartenant à la littérature contemporaine4».

4Dès lors, en discutant avec certains de mes collègues, je me suis rendue compte que peu d’entre eux s’essayaient à la littérature contemporaine avec leurs classes, alors même que bon nombre de manuels et d’éditeurs nous permettent de le faire.

5J’ai donc décidé cette année de proposer aux élèves de première Scientifique des séquences qui mêleraient auteurs classiques et contemporains, d’une part pour les aider à se forger une culture littéraire solide et variée, d’autre part dans le secret espoir de les voir lire davantage et sans rechigner.

1. État des lieux

1.1. Les manuels scolaires

6L’Écume des lettres, aux éditions Hachette Éducation, propose des textes contemporains dans la majorité des séquences proposées : dans la séquence « Le personnage, reflet du monde », nous trouvons un groupement de textes avec des extraits des romans de Sylvie Germain et de Olivier Adam et un parcours du lecteur pour l’étude en œuvre intégrale du roman de Laurent Gaudé, La mort du roi Tsongor ; des extraits des pièces de Yasmina Reza et Jean-Michel Ribes dans la séquence « Mettre en scène la variété du comique » ; des extraits des pièces de Bernard-Marie Koltès, Jean-Luc Lagarce et Daniel Keene dans la séquence « L’évolution du tragique : des héros aux personnages ordinaires ».

7Passeurs de textes, aux éditions Weblettres / Le Robert, offre des séquences chronologiques au sein de chaque objet d’étude. Voici les auteurs contemporains apparaissant dans cet ouvrage : Philippe Jacottet et Jean-Michel Maulpoix dans la séquence « La déploration élégiaque à la fin du xxe siècle » ; Marie Ndiaye et Michel Houellebecq dans la séquence « Le personnage en quête de sens » ; Bernard-Marie Koltès, Jean-Luc Lagarce et Valère Novarina dans la séquence « Crise du langage, crise de l’homme ? »

8Le manuel Calliopée, aux éditions Nathan, propose deux groupements de textes très contemporains : « Écritures contemporaines », avec des textes allant de Michel Deguy aux slameurs, « Résistances et survie du personnage» qui ne convoque que des auteurs contemporains avec des extraits des œuvres de Marguerite Yourcenar, Pierre Michon, Marguerite Duras, Patrick Modiano, Marie NDiaye, Muriel Barbery, J.-M. G. Le Clézio ou Michel Houellebecq. De plus, il respecte en « texte écho » les recommandations des programmes en donnant à lire des extraits d’œuvres contemporaines, comme des haïkus japonais contemporains, le Dictionnaire humaniste et pacifiste de Théodore Monod, Hilda de Marie NDiaye, ou American Psycho de Breat Easton Ellis.

1.2. Les éditions d’œuvres intégrales

9La collection « Classicolycée » des éditions Belin Gallimard a pour slogan « Avec CLASSICO la littérature n'a jamais été aussi contemporaine ». C’est une collection avec laquelle j’ai l’habitude de travailler car elle propose des auteurs très divers mais aussi un appareil pédagogique intéressant et surtout facilement exploitable en classe avec des élèves.

10La collection « Classiques & contemporains » des éditions Magnard a pour slogan : « La collection qui dépoussière les classiques… et fait briller les contemporains ». J’ai quelquefois eu recours à cette collection car elle met en lumière des auteurs et des romans (ou récits) contemporains propres à capter l’attention des élèves. Le seul reproche que l’on pourrait lui faire réside dans les questionnaires qui relèvent davantage d’une compréhension globale du texte plutôt que d’analyses plus poussées (or c’est ce qui est demandé pour l’EAF). Je ne l’utilise désormais plus que pour les lectures cursives données aux élèves.

11D’autres collections existent, par exemple la collection « Classiques et Cie » des éditions Hatier, ou encore la collection « Romans d’aujourd’hui » des éditions CRDP de Bretagne – Rennes, mais ce sont des collections que j’utilise très rarement dans ma pratique de lecture, essentiellement car les auteurs ou les œuvres contemporains proposés sont trop peu nombreux à mon goût.

12On constate ainsi que les éditeurs scolaires ont conscience de l’importance d’intégrer des auteurs contemporains dans les contenus à destination des enseignants, et de ce fait les incitent à s’ouvrir à cette littérature.

2. Description d’activités menées en classe

2.1. Activités utilisant le manuel

13Dans le cadre de l’objet d’étude « La question de l’homme dans les genres de l’argumentation du xvie siècle à nos jours », j’ai choisi de travailler avec le groupement de textes du manuel L’Écume des lettres, intitulé « Résistances à la déshumanisation », qui regroupe un extrait du roman de Primo Levi Si c’est un homme (1947), un extrait de L’Espèce humaine de Robert Antelme (1947) et un extrait de L’Écriture ou la vie de Jorge Semprun (1994).

14J’ai au préalable donné à lire aux élèves un texte du philosophe Julien Musso « Qu’est-ce que l’inhumain5 ? » pour les faire travailler sur les notions d’humanité et d’inhumanité. Puis, afin de mettre en image cette notion, j’ai donné des extraits de deux bandes dessinées mettant en scène la déshumanisation : Un violon dans la nuit6 de Didier Daeninckx et Pef et Maus7 d’Art Spiegelman.

15J’ai choisi en lecture cursive le roman Acide sulfurique8 d’Amélie Nothomb qui traite de cette même problématique. J’ai été confrontée à des réactions de rejet de la part de certains élèves à cause de l’image que peut renvoyer cette auteure (pédante, avec des titres de romans alambiqués et un style assez particulier). Pourtant après cette lecture imposée, nombre d’élèves ont avoué avoir aimé ce roman.

16C’est une séquence qui a particulièrement bien fonctionné auprès des élèves : ils ont apprécié le thème, les textes et les autres supports proposés car cela leur donnait une nouvelle approche de ce qu’ont pu être les camps de concentration. De plus, les lectures, qu’elles soient analytique ou cursives, ont donné envie à certains de lire les romans de Primo Levi ou de Jorge Semprun, ou d’autres romans d’Amélie Nothomb : l’objectif de lecture pour le plaisir a donc été atteint. Preuve en est : lors des différents entraînements à l’oral que nous avons pu faire durant l’année, ce sont ces textes-là qu’ils avaient le plus (le mieux ?) travaillé.

2.2. Activités utilisant d’autres ressources

17Dans l’objet d’étude : « Le personnage de roman du xviie siècle à nos jours », il me paraissait utile de travailler sur la notion de héros / antihéros au travers d’une première séquence grâce à un groupement de textes diachronique avec un extrait de La princesse de Clèves de Mme De La Fayette (la scène de la première rencontre), des Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos (lettre IV : lettre de Valmont à la marquise de Merteuil lui présentant ses projets), des Misérables de Victor Hugo (la mort de Gavroche) et de Voyage au bout de la nuit de Louis Ferdinand Céline (la découverte de la première guerre mondiale par Bardamu). Ces textes ont pour but d’étudier la figure du héros, qu’il soit classique, libertin, symbolique ou banal (anti-héros par conséquent).

18Les élèves ont eu en documents complémentaires un texte mettant en scène le héros médiéval suivi d’une séquence captation de la série Kaamelott9, Livre I, épisode 61, Le cas Yvain. Il s’agit du même héros mais vu de deux façons différentes : héros au sens premier dans l’extrait romanesque, antihéros dans l’extrait vidéo. Les élèves ont pu compléter leur définition de « héros » et « antihéros » grâce à la visite de l’exposition virtuelle de la BNF10 consacrée aux héros de l’Antiquité à nos jours.

19J’ai choisi de donner en lecture cursive L’Étranger11 d’Albert Camus parce qu’il me permettait d’amener le roman d’Emmanuel Carrère et donc la séquence suivante par le biais du personnage criminel en comparant les parcours des deux personnages, différents l’un de l’autre, mais communs dans leurs crimes.

20En deuxième séquence de ce même objet d’étude, j’ai décidé d’étudier en œuvre intégrale L’Adversaire d’Emmanuel Carrère de la collection « Classicolycée ». En effet, c’est une collection qui propose un découpage de l’œuvre et des lectures analytiques bien construites avec des questions précises et amenées de telle sorte que l’élève a déjà un plan pour la lecture analytique de l’extrait choisi. Ce choix repose aussi sur la présence d’un appareil pédagogique très fourni qui analyse différents aspects du roman ainsi qu’un à deux groupements de textes pour compléter l’étude de l’œuvre et un sujet d’entraînement à l’écrit de l’EAF.

21C’est une œuvre intéressante à travailler car elle traite d’un sujet d’actualité. De plus, elle amène à une réflexion sur le travail de l’écrivain, à savoir la difficulté à débuter un roman sur un sujet qui le fascine pourtant et celle de choisir qui va raconter car ce n’est ni une autobiographie, ni une biographie. Enfin, elle est une réflexion sur la notion de héros / antihéros étudiée lors de la séquence précédente. Si les élèves ont apprécié de lire un roman contemporain, ils ont été déroutés par le sujet même – un homme qui tue toute sa famille –, mais grâce à la lecture de groupements de textes classiques (que ce soit au collège et / ou au lycée), ils ont pris conscience que le personnage du criminel est récurrent en littérature. Certains ont aimé l’écriture d’Emmanuel Carrère et ont lu, par eux-mêmes, d’autres de ses romans.

2.3. Élaboration de lectures analytiques

22Dans le cadre de l’objet d’étude : « Le texte théâtral et sa représentation du xviie siècle à nos jours », j’ai élaboré une séquence sur le conflit au théâtre et sur sa mise en scène.

23Je souhaitais introduire la notion de conflit de façon nouvelle par une captation de la pièce de théâtre contemporaine Le Prénom12 qui permet de voir comment naît un conflit, comment il peut dégénérer et mettre à mal des relations familiales et / ou amicales.

24Cependant, et pour être en accord avec les programmes, j’ai proposé aux élèves un groupement de textes diachronique avec des auteurs classiques et des auteurs contemporains en lecture complémentaire pour leur permettre de voir que le conflit est un thème récurrent au théâtre de l’Antiquité à nos jours : le monologue de Rodrigue dans Le Cid de Pierre Corneille (Acte I, scène 6), la scène d’exposition de L’Île des esclaves de Marivaux, les tirades de Perdican dans On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset (Acte II, scène 5), l’affrontement entre Ismène et Antigone dans Antigone de Jean Anouilh et une conversation qui dégénère dans la scène d’exposition du Dieu du carnage de Yasmina Reza. Ces extraits ont aussi été le support d’une question de corpus donnant lieu à une confrontation des différents auteurs et époques : « Qu’est-ce qui nous montre qu’il y a conflit dans ces extraits et comment est-il exprimé ? »

25Ensuite, nous avons visionné la pièce Art13 de Yasmina Reza, mise en scène par Patrice Kerbrat14. Cette captation vidéo a donné l’occasion de travailler sur la question de la mise en scène mais aussi sur les différences entre une pièce contemporaine et une pièce dite classique, comme celles vues en classe de seconde dans l’objet d’étude dédié au théâtre : « Tragédie et comédie au xviie siècle : le classicisme ». Nous avons aussi étudié différentes mises en scène, française et étrangères, car Art est une pièce qui a connu un franc succès et a été adaptée dans de nombreux pays. Enfin, en collaboration avec ma collègue, nous avons choisi trois moments clés de la pièce et avons construit les lectures analytiques de ces passages. En effet, nous n’avons trouvé aucun manuel ni collection qui offrait des lectures « collant » avec le thème que nous avions choisi. Ces analyses ont montré aux élèves qu’une pièce contemporaine fonctionne avec les mêmes ressorts qu’une pièce académique : exposition, nœud, dénouement. L’étude de cette pièce a été un vrai plébiscite : les élèves ont aimé découvrir une pièce écrite à la fin des années 90, dont le sujet en total décalage avec celui des pièces du xviie siècle (pas de héros tragique voué inexorablement à la mort, pas de valet soumis ou de mariage arrangé) et ont apprécié de pouvoir comprendre les enjeux de la mise en scène.

3. Bilan

26Certains élèves, habitués à ne lire que des auteurs classiques au collège et / ou en seconde ont été surpris de ces choix car le discours « il faut connaître vos classiques » est très ancré dans leur esprit, et pour eux en français, on n’étudie que des auteurs morts ! Il était donc inconcevable de lire un roman d’un écrivain ou encore une pièce de théâtre d’un dramaturge encore vivant, comme si le fait d’être mort faisait entrer l’auteur au Panthéon des classiques dignes d’être étudiés en classe.

27Mais cette ouverture sur la littérature contemporaine a permis à ces élèves de constater qu’une lecture imposée dans le cadre de programmes pouvait se révéler agréable, être source de plaisir. En ce sens, ces lectures respectent à la lettre les nouveaux programmes qui insistent sur le fait que « les élèves sont en outre incités à mener, hors de la classe, de nombreuses lectures personnelles dont le cours de français vise à leur donner l'habitude et le goût15 ».

28Je regrette de ne pas avoir été plus audacieuse en début d’année et de n’avoir pas proposé en lecture cursive dans une séquence intitulée « Un autre regard » dans l’objet d’étude « La question de l’homme dans les genres de l’argumentation du xvie à nos jours », le roman de Didier Daeninckx, Cannibales16, qui se prêtait tout à fait à la problématique choisie : « Comment les écrivains ont-ils, à travers les siècles, porté un autre regard sur le monde qui les entoure ? », par le regard du vieux canaque sur les évènements de 1988.

29Cependant, je suis tout de même un peu soucieuse par rapport aux oraux que les élèves passent en juin et à l’originalité de leur descriptif. En effet, nous organisons fin mai des oraux blancs dans mon établissement et par tradition, nous échangeons nos élèves. Un de mes collègues, plus conventionnel dans ses choix de textes et d’œuvres, était dépité en découvrant le descriptif des premières scientifiques : que de nouveautés pour lui, dont il n’avait jamais entendues parler et qu’il allait devoir lire pour combler ses lacunes ! Heureusement, m’a-t-il dit, que j’ai pensé à proposer aussi des textes classiques car comment peut-on évaluer un élève sur ses connaissances littéraires s’il n’a aucun patrimoine d’auteurs classiques ? Sa réaction met donc en avant une non-connaissance des auteurs contemporains, car nous savons que la maîtrise des notions littéraires est possible par l’étude d’auteurs contemporains. Je me dis que sa réaction est sans doute celle qu’auront certains examinateurs en juin en découvrant les descriptifs de cette classe.

30Quoi qu’il en soit, je continuerai à donner à lire des auteurs contemporains aux élèves que j’aurai les années à venir parce que l’on peut transmettre un patrimoine littéraire en proposant aussi bien des auteurs classiques que des auteurs contemporains, et que le rôle du professeur de français quel que soit le niveau où il enseigne est d’accompagner l’élève vers la lecture, vers le goût pour les livres.

31Comme le dit si justement Mariel Morize-Toussaint, agrégée des lettres dans une tribune du journal Le Monde du 21 mars 2013 intitulée « Que de moments volés à la littérature », « Enseigner, c'est oser ; enseigner la littérature, c'est oser étudier Pierre de Marbeuf comme Barbara, scander comme slamer17 ».

Bibliographie

L'écume des lettres, Livre unique de Français 1e, Livre élève format compact, Paris, Hachette Éducation, 2011.

Collection Passeurs de textes Français 1e Livre unique, Paris, Weblettres – Le Robert, 2012.

Français 1e Calliopée, Paris, Nathan, 2011.

Notes

1 STMG : Sciences et Technologies du Management et de la Gestion.

2 Emmanuel Carrère, L’Adversaire, Paris, éditions Belin Gallimard, coll. « Classicolycée », 2010.

3 Dia Sijie, Balzac et la petite tailleuse chinoise, Paris, éditions Belin Gallimard, coll. « Classicolycée », 2009.

4 Programmes de l'ʹenseignement commun de français en classe de seconde générale et technologique et en classe de première des séries générales et programme de l'enseignement de littérature en classe de première littéraire, Bulletin officiel spécial n° 9 du 30 septembre 2010, URL : <http://www.education.gouv.fr/cid53318/mene1019760a.html> (consulté en novembre 2014).

5 Julien Musso, « Qu’est-ce que l’inhumain ? », URL : <http://www.philoplus.com/philos/dissert2.php> (consulté en novembre 2014).

6 Didier Daeninckx (auteur) et Pef (illustration), Un violon dans la nuit, Paris, Rue du monde, coll. « Histoire d’histoire », 2003.

7 Art Spiegelman, Maus, Et c’est là que mes ennuis ont commencé, Paris, éditions Flammarion, 1992.

8 Amélie Nothomb, Acide sulfurique, Paris, éditions Librairie générale française, Didier, coll. « Le livre de poche », 2007 [2005].

9 Alexandre Astier, Alain Kappauf, Kaamelott, M6, 458 épisodes, 3 janvier 2005 – 31 octobre 2009.

10 URL <http://classes.bnf.fr/heros/expo> (consulté en novembre 2014).

11 Albert Camus, L’Étranger, Paris, éditions Gallimard, coll. « Folio », 1972 [1942].

12 Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, Le Prénom, Paris, éditions L’Avant-Scène Théâtre, « Collection des quatre-vents », 2012.

13 Yasmina Reza, Art, Paris, éditions Actes Sud - Papiers, 1994.

14 Patrice Kerbrat, mise en scène de la pièce Art, Paris, théâtre des Champs-Elysées, 1994.

15 Op. cit.

16 Didier Daeninckx, Cannibale, Paris, éditions Gallimard, coll. « Folio », 2000 [1998].

17 URL < http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/03/21/que-de-moments-voles-a-la-litterature_1851494_3232.html> (consulté en novembre 2014).

Pour citer ce document

Stéphane Lasserre, «La littérature contemporaine, quelle place lui accorder au lycée ?», Les Cahiers de Didactique des Lettres [En ligne], Numéro en texte intégral, Lire et être lecteur, Projets de séances et de séquences, mis à jour le : 03/02/2017, URL : https://revues.univ-pau.fr:443/ca/index.php?id=397.

Quelques mots à propos de :  Stéphane Lasserre

Lycée St Jacques de Compostelle, Dax