Líneas https://revues.univ-pau.fr/lineas Revue interdisciplinaire d'études hispaniques fr Aguacero: hombres, paisajes y pasiones de una tremenda ruralidad bajo el prisma de la novela negra-memorial https://revues.univ-pau.fr/lineas/2479 Dentro del marco de la ola de novelas españolas que exploran desde hace décadas la memoria de acontecimientos relacionados con la Guerra Civil y la Posguerra franquista, a menudo desde coordenadas literarias heredadas de la novela negro-criminal, Aguacero se presenta como una novela-crisol que aúna la perspectiva histórica memorial en sentido clásico a una doble tentativa novelesca: por una parte, la reescritura o deconstrucción de algunos parámetros fundacionales del género negro, por la otra, su hibridación e inserción en una corriente novelesca clásica de trasfondo rural —a la que se homenajea explícitamente. Dicha tendencia narrativa neo-rural vuelve a cobrar fuerza en las letras españolas, particularmente bajo tramas detectivescas capaces de hacer aflorar con naturalidad las pulsiones y pasiones de un momento histórico y de un microcosmo aldeano nada bucólico, abierto en canal por el estilete del novelista. Within the framework of the wave of Spanish novels that have been exploring for decades the memory of events related to the Franco Civil War and the postwar period, often from literary coordinates inherited from the black-criminal novel, Aguacero is presented as a novel-crucible that combines the historical perspective in a classic sense with a double attempt at fiction: on the one hand, the rewriting or deconstruction of some foundational parameters of the black genre, on the other, its hybridization and insertion into a classic rural fiction current - to which it is honored explicitly. This neo-rural narrative trend is gaining strength in Spanish letters, particularly under detective plots capable of bringing out naturally the drives and passions of a historical moment and a bucolic village microcosm, opened by the novelist's stiletto. Dans le cadre de la vague de romans espagnols qui explorent depuis plusieurs décennies, la mémoire collective d’événements en rapport avec la Guerre Civile et l’Après-guerre franquiste, souvent en mettant à l’œuvre des paradigmes littéraires hérités du roman noir, Aguacero s’offre au lecteur comme un roman-creuset qui combine la perspective historique mémorielle au sens classique et une double tentative romanesque: d’un côté, la réécriture ou déconstruction de quelques-uns des paramètres fondateurs du roman noir, de l’autre son hybridation avec un courant romanesque traditionnel sur fond de ruralité —auquel l’auteur rend hommage de manière explicite. Ladite tendance de narrations néo-rurales revient en force dans les lettres espagnoles, tout particulièrement à travers des trames policières susceptibles de faire émerger avec naturel les pulsions et les passions d’un moment historique et d’un microcosme villageois qui n’a rien de bucolique et dans lequel pénètre jusqu’à la moelle le stylet du romancier. dim., 04 févr. 2018 00:00:00 +0100 https://revues.univ-pau.fr/lineas/2479 Encuentro con Alexis Ravelo y Rafael Reig https://revues.univ-pau.fr/lineas/2374 Le texte qui suit est la transcription d’une rencontre qui s’est tenue à l’Université de Pau et des pays de l’Adour le vendredi 29 septembre 2017. Dans le cadre du colloque « Espaces urbains et grands espaces : cartographie du lien social dans le roman noir hispanique contemporain », organisé en collaboration avec le Festival « Un aller-retour dans le Noir », Alexis Ravelo et Rafael Reig ont en effet très aimablement accepté de se prêter au jeu d’une table-ronde suivie d’un débat avec le public1. mar., 09 janv. 2018 00:00:00 +0100 https://revues.univ-pau.fr/lineas/2374 Présentation des écrivains https://revues.univ-pau.fr/lineas/2438 Le texte présenté en annexe est la transcription d’une rencontre qui s’est tenue à l’Université de Pau et des pays de l’Adour le vendredi 29 septembre 2017. Dans le cadre du colloque « Espaces urbains et grands espaces : cartographie du lien social dans le roman noir hispanique contemporain », organisé en collaboration avec le Festival « Un aller-retour dans le Noir », Alexis Ravelo et Rafael Reig ont en effet très aimablement accepté de se prêter au jeu d’une table-ronde suivie d’un débat avec le public1. Les quelques lignes de présentation qui suivent s’adressent à ceux qui ne connaîtraient pas encore ces deux auteurs de polars espagnols désormais incontournables. mar., 09 janv. 2018 00:00:00 +0100 https://revues.univ-pau.fr/lineas/2438 L’espace, vecteur du comportement social dans El silencio de la ciudad blanca1 https://revues.univ-pau.fr/lineas/2384 Dans El silencio de la ciudad blanca, Eva García Sáenz de Urturi ne se contente pas de donner pour cadre à son intrigue une région riche d’histoires et de légendes qui viennent dessiner les contours d’une identité culturelle singulièrement enracinée dans les traditions. Au contraire, dans ce roman noir publié en 2016, l’espace devient un protagoniste à part entière et joue un rôle déterminant dans la progression de l’intrigue dans la mesure où il conditionne les comportements sociaux. Tout au long de cette réflexion, nous voyons comment les relations des personnages à leur terre viennent conforter l’existence d’un solide lien social avant d’exposer les ressorts d’une problématique sociétaire au cœur de laquelle la ville semble être l’objet de toutes les convoitises. En El silencio de la ciudad blanca, Eva Sáenz de Urturi no se limita a dar como escenario a su historia una región que se caracteriza por sus mitos y leyendas, reflejos de una identidad cultural fuertemente arraigada en las tradiciones. Por el contrario, en esta novela negra publicada en 2016, el espacio va cobrando protagonismo y desempeña un papel decisivo en la trama en la medida en que condiciona los comportamientos sociales de los protagonistas. En este trabajo estudiamos cómo las relaciones de los personajes con su tierra refuerzan la existencia de un sólido lazo social antes de exponer una problemática en cuyo centro la ciudad parece ser objeto de codicia. In El silencio de la ciudad blanca, Eva García Sáenz de Urturi presents a context rich in stories and legends that reflects a cultural identity singularly rooted in the traditions. In reality, in this novel published in 2016, the space becomes a protagonist in its own right and plays a decisive role in the progression of the story because it conditions the social behaviors. By this work, we see how the relations of the characters to their land reinforce the existence of a solid social link before exposing a societal problematic at the heart of which the city seems to be the object of all covetousness. lun., 08 janv. 2018 00:00:00 +0100 https://revues.univ-pau.fr/lineas/2384 Du trompe-l’œil à la récupération de la mémoire : El Grito del sur (1996) de Basilio Martín Patino https://revues.univ-pau.fr/lineas/567 Dans cet article, nous nous proposons d’aborder la question des limites génériques entre documentaire et fiction. L’analyse du film El Grito del Sur (1996) de Basilio Martín Patino nous amènera à dégager le fonctionnement et la finalité de ce genre hybride que constitue le faux documentaire ainsi que son utilité dans la récupération de la mémoire, qu’elle soit collective ou individuelle. Cette étude nous permettra par ailleurs de comprendre la validité de la notion de trompe-l’œil au cinéma mais aussi de mieux cerner l’esthétique du réalisateur espagnol. En este artículo, estudiaremos la cuestión de los límites genéricos entre documental y ficción. El análisis de la película El Grito del sur (1996) de Basilio Martín Patino nos permitirá destacar el funcionamiento y la finalidad del género híbrido del falso documental así como su utilidad en la recuperación de la memoria sea colectiva o individual. Además este estudio nos permitirá entender la validez de la noción de trampantojo en el cine y proponer una definición de la estética del director español. ven., 05 janv. 2018 00:00:00 +0100 https://revues.univ-pau.fr/lineas/567 Avant-Propos https://revues.univ-pau.fr/lineas/2169 Depuis Aristote, l’ontologie occidentale est marquée par une idée de filiation qui nous pousse à penser le monde en termes de genre et d’espèces. A chaque fois que nous nous interrogeons sur la nature d’une chose, nous nous demandons quelle est son origine ou à quelle ‘famille’ elle appartient (generis, gens, genèses...). De fait, la question de l’être pourrait presque se réduire à celle de la ‘filiation’, de la ‘généalogie’, de l’‘ascendance’ ou de l’‘extraction’, du ‘lignage’ ou de la ‘lignée’, voire de la ‘maison’. Faire de la question de la filiation une question ontologique lui confère une portée des plus générales : ainsi, dès lors que nous cherchons à définir quelque chose (une œuvre littéraire, un régime politique, un phénomène social, etc.), nous évoquons le genre, la famille ou la filiation. La filiation définit une forme de lien biologique, social, juridique et culturel, historique, mais aussi symbolique ou spirituel, projeté, tantôt accepté, parfois rejeté, et qui définit, à travers un processus de continuité, l'identité d'un individu, d'un personnage imaginaire, d’un groupe social, etc. La filiation peut être interne, personnelle, propre à une famille, à l’économie propre d’une œuvre de fiction ; mais elle peut également œuvrer de façon plus transversale. Le lien social de la filiation, qu'il possède une fonction d'intégration des individus ou de régulation des tensions sociales, réelles ou potentielles, est avant tout un révélateur de la nature de la société don ven., 05 janv. 2018 00:00:00 +0100 https://revues.univ-pau.fr/lineas/2169 La rédaction https://revues.univ-pau.fr/lineas/2265 Rédaction Directeur de la publication : Christian BOIX - Professeur des universités, Université de Pau et des Pays de l'Adour (chboix@orange.fr) Rédactrice en chef : Pascale PEYRAGA - Professeur des universités, Université de Pau et des Pays de l'Adour (pascale.peyraga@univ-pau.fr) Comité de rédaction :   Michèle GUICHARNAUD-TOLLIS - Professeur émérite, Université de Pau et des Pays de l'Adour (michele.tollis@wanadoo.fr) Isabel IBAÑEZ - Professeur des universités, Université de Pau et des Pays de l'Adour (isabel.ibanez@univ-pau.fr) Nadia MEKOUAR-HERTZBERG - Professeur des universités, Université de Pau et des Pays de l'Adour (nadia.mekouar-hertzberg@univ-pau.fr) Dardo SCAVINO - Professeur des universités, Université de Pau et des Pays de l'Adour (dardo.scavino@orange.fr) Secrétaire de rédaction : Mylène CASTETS - Professeur agrégée, Université de Pau et des Pays de l'Adour (mylene.castets@univ-pau.fr) Le directeur de la revue... -veille au respect de la ligne éditoriale de la revue et assure la responsabilité morale de son bon fonctionnement. Le rédacteur en chef… -assure la coordination de l’action de l’équipe de rédaction. L’équipe de rédaction… -fixe la ligne éditoriale de la revue, choisit la thématique et l’intitulé de chaque numéro monographique (dans le prolongement de l’axe de recherche quinquennal du Laboratoire de l’Arc Atlantique (EA 1925) -détermine la charte éditoriale de la revue (mise en place de l’arborescence du site, conception des rubriques et des sous rubr ven., 05 janv. 2018 00:00:00 +0100 https://revues.univ-pau.fr/lineas/2265 Hispalis delenda est : (En)quête identitaire et jeux de rôles au cœur d’une Séville polyédrique dans Nadie conoce a nadie de Juan Bonilla https://revues.univ-pau.fr/lineas/2402 L’auteur andalou Juan Bonilla, mieux connu pour ses nouvelles, nous propose dans son roman policier Nadie conoce a nadie une réinterprétation métalittéraire et métaphysique des archétypes du genre noir à travers une enquête identitaire dans l’univers des jeux de rôles. La vision que construit la voix narrative des rues de Séville dessine une cartographie chimérique de l’espace urbain comme lieu d’isolement et de fragmentation du sujet postmoderne. À travers le regard de son protagoniste, le roman propose une représentation métaphorique d’une cité privée de sa fonctionnalité sociale et de sa capacité à construire une identité communautaire fondée sur son patrimoine et son historicité. La ville se transforme ainsi en un espace déshumanisé, peuplé de bêtes sauvages, de fantômes et de masques, donnant naissance à des monstres de papier, les personnages d’un jeu de rôle terroriste, dont l’objectif est d’annihiler l’artifice perpétuel porté par les célébrations cultuelles et par le discours provincial mythifiant. Pourtant, cet autre artifice qu’incarnent les règles du jeu criminel devient, au fil de l’œuvre, un vecteur d’unité sociale dans la cité à travers la réhabilitation d’une historicité sévillane, la fictionnalisation partagée de l’espace urbain et la reconstruction d’une communauté éthique autour d’une même expérience lectoriale. El autor andaluz Juan Bonilla, mejor conocido por sus relatos cortos, nos propone con su novela policíaca Nadie conoce a nadie una reinterpretación metaliteraria y metafísica de los arquetipos del género negro mediante una investigación identitaria ubicada en el universo de los juegos de rol. La visión que la voz narrativa esboza de las calles de Sevilla delinea una cartografía quimérica del espacio urbano como lugar de aislamiento y de fragmentación del individuo posmoderno. A través de la mirada de su protagonista, la novela propone una representación metafórica de una urbe que carece de funcionalidad social y de la capacidad para construir una identidad comunitaria basada en su patrimonio cultural y en su historicidad. Por consiguiente, la ciudad se transforma en un espacio deshumanizado, poblado por fieras salvajes, fantasmas y máscaras, lo que engendra la emergencia de monstruos de papel, los personajes de un juego de rol terrorista, cuyo objetivo es aniquilar el artificio perpetuo conllevado por las celebraciones cultuales y por el provincialismo mitificador. Sin embargo, a lo largo de la obra, ese nuevo artificio, el de las reglas del juego criminal, se convierte en un factor de unidad social en la ciudad mediante la rehabilitación de una historicidad sevillana, la ficcionalización compartida del espacio urbano y la reconstrucción de una comunidad ética entorno a una misma experiencia de lectura. In his crime novel Nadie conoce a nadie, the Andalusian writer Juan Bonilla, best known for his short stories, offers us a metaliterary and metaphysical reinterpretation of the formulas of the hard-boiled genre through an identity investigation taking place in the world of roleplaying games. The vision of the streets of Seville outlined by the narrative voice creates a chimeric cartography of the urban space as a place of isolation and fragmentation of the postmodern subject. Through the perspective of the protagonist, the novel achieves a metaphorical representation of a city lacking its social functionality and of its capacity to build a community identity based on a cultural heritage and historicity. Consequently, the town becomes a dehumanized space, haunted by wild beasts, ghosts and masks, giving birth to paper monsters, the characters of the roleplaying terrorists, whose goal is to annihilate the perpetual artificiality carried by the religious celebrations and the mythicizing provincialism. However, throughout the novel, that new artefact, the rules of the roleplaying game, becomes a factor of social unity in the city through the rehabilitation of Sevillian historicity, the shared fictionalization of the urban space and the reconstruction of an ethical community unified by a common reading experience. dim., 24 déc. 2017 00:00:00 +0100 https://revues.univ-pau.fr/lineas/2402 Más allá de Barcelona y Madrid: nuevos espacios urbanos en la novela negra española https://revues.univ-pau.fr/lineas/2403 Más allá de Barcelona y Madrid, ciudades por excelencia del género negro y policiaco en España, en la actualidad proliferan otros espacios dentro del país. Este artículo pretende trazar un recorrido por algunas de las nuevas urbes, analizar sus idiosincrasias y personajes además de destacar todo un itinerario que completa ya una consolidación de narrativa criminal por el territorio español. Au-delà de Barcelone et de Madrid, villes emblématiques du roman noir et policier en Espagne, prolifèrent de nouveaux espaces dans les pages de la littérature noire actuelle. Cet article entend tracer un itinéraire à travers les nouvelles villes, analyser leurs caractéristiques et leurs personnages ; il tente d’établir, en somme, une cartographie du récit criminel à travers le territoire espagnol. dim., 24 déc. 2017 00:00:00 +0100 https://revues.univ-pau.fr/lineas/2403 El complot mongol de Rafael Bernal. La redefinición del espacio en la novela negra mexicana https://revues.univ-pau.fr/lineas/2417 Dentro de la literatura policíaca clásica mexicana el espacio de la ficción se vio consignado a dos emplazamientos: la Ciudad de México y los pequeños pueblos alrededor de ella y ciudades de provincia. En cualquiera de estos escenarios la investigación policíaca se desarrolló bajo los parámetros del espacio cerrado de la novela enigma hasta la publicación de El complot mongol (1969) de Rafael Bernal. Este artículo tiene como objetivo demostrar cómo a partir de la novela de Bernal surgió una novela negra mexicana con un tratamiento del espacio que dejó de lado los emplazamientos cerrados para ubicar la acción en las calles de la Ciudad de México, dotando a los escenarios de una atmósfera de misterio propia del género negro. Dans la littérature policière classique mexicaine, l’espace de fiction était consigné dans deux endroits : Mexico – et les petites villes qui l’entouraient – et les villes provinciales. Quels que soient les scénarii, l’enquête policière se développait en respectant les paramètres de l’espace clos du roman d’énigme jusqu’au moment où fut publié Le Complot mongol (1969) de Rafael Bernal. Cet article vise à démontrer que du roman de Bernal a émergé un roman noir mexicain dans lequel le traitement de l’espace a laissé de côté les sites fermés pour placer l’action dans les rues de Mexico, donnant aux scénarii une atmosphère de mystère propre au genre noir. dim., 24 déc. 2017 00:00:00 +0100 https://revues.univ-pau.fr/lineas/2417