Op. cit. https://revues.univ-pau.fr/opcit Description de votre site fr Les plis et replis de l’art https://revues.univ-pau.fr/opcit/652 L’art moderne et ce qui a suivi ont été marqués par l’exploitation d’un nombre considérable de techniques nouvelles. Le plissage de la toile est apparu à la fin des années 1970 dans un contexte très particulier qui est celui de la monochromie. Trois artistes italiens ont poursuivi cette voie : Umberto Mariani, Giampiero Podestà et Massimo Arrighi ont exploré ce domaine si particulier et leurs œuvres marquent un moment important de cette recherche qui dépasse les termes de l’iconoclastie inhérente au recours au monochrome. mer., 21 juil. 2021 00:00:00 +0200 https://revues.univ-pau.fr/opcit/652 Une vie dans les plis : la question de la mémoire dans la forme pliée chez Georges Perec https://revues.univ-pau.fr/opcit/654 Dans la littérature, la figure du pli constitue un lieu privilégié de la mémoire. Cette présente étude vise à aborder la question de la mémoire, sujet emblématique de Georges Perec, à travers la figure du pli. Notre intérêt pour le pli perecquien naît de la psychanalyse que Perec suit pendant de longues années. Cette expérience lui a permis de visiter les recoins de sa mémoire, ses souvenirs fleurissant en lui comme « du pli, du repli dans la poche » (« Les lieux d’une ruse »). Après une lecture de cette expression originale qui se rapporte à un moment de révélation, nous procédons à une analyse de « L’Éternité », poème contenant des images révélatrices du pli, et de Je me souviens, recueil de souvenirs présentés sous la forme d’une écriture fragmentaire. Georges Perec est certes mieux connu pour être romancier que poète. La notion de pli nous permet cependant de lire d’une manière nouvelle ses textes non fictionnels jusqu’ici moins traités que ses romans. mer., 21 juil. 2021 00:00:00 +0200 https://revues.univ-pau.fr/opcit/654 Déborah Heissler. Éploiement du corps poétique et battement origamique https://revues.univ-pau.fr/opcit/614 Déborah Heissler publie en 2005 le recueil Près d’eux, la nuit sous la neige. Celui‑ci développe un imaginaire du pli qui oscille entre le repli de la nuit et l’ouverture de la neige. L’imaginaire asiatique à l’œuvre dans les textes souligne des entrebâillements (celui des pierres, des stèles, des jardins secs) mais aussi des floraisons. En même temps, l’éploiement se réalise par l’organisation de la page et par la typographie, créant des mouvements de dispersion et de condensation, auxquels s’associent des étagements citationnels. lun., 19 juil. 2021 00:00:00 +0200 https://revues.univ-pau.fr/opcit/614 Lisser les plis du réel ? Un monde à portée de mots https://revues.univ-pau.fr/opcit/627 Du macrocosme du monde au microcosme de l’individu, nulle pliure, nul détour, nulle dérobade : le monde romanesque de Kerangal offre des « situations à traiter », « au ras des pâquerettes ». Comme les écrivains publiés chez Verticale, Maylis de Kerangal écrirait pour aplanir le monde, lisser les plis d’un réel devenu descriptible, comptabilisable. Loin des plis d’une ontologie baroque angoissée, défaillante, ce serait donc selon une expression de Bruno Latour, une « ontologie plate », sans faux plis, que la littérature actuelle, avec elle et d’autres, mettrait au jour. Dans Un Monde à portée de main, le personnage de l’étudiante parvient effectivement au savoir‑être grâce à un savoir‑faire : la maîtrise difficile de la technique du trompe‑l’œil. Dans ce roman d’apprentissage, littéral, la jeune Paula s’initie à cet art qui consiste à reproduire le réel. Avant de donner forme à ce réel, Kerangal nous prévient : il faudra se former, s’adonner à la forme des choses, et enfin se donner forme, consistance. Répliquer le monde n’est pas pour l’auteur une simple question théorique, celle de la mimésis. C’est là le corps qui travaille et peine, le regard qui s’aiguise, les outils et les couleurs qui se manient. Ce corps à corps avec la matière est un mode d’appropriation frontal des matières du monde : végétal, minéral, animal. Nul pli ontologique dans ce corps‑à‑corps, nulle cache à secret. S’il y a pli chez Kerangal, il s’agira des plis du temps, les temps millénaires qui ont fait le marbre, dessinés sur les parois de Lascaux. C’est dans ces plis‑là, où se love notre longue Histoire humaine, que se recèle l’artiste. lun., 19 juil. 2021 00:00:00 +0200 https://revues.univ-pau.fr/opcit/627 Le pli comme texte chez Simon Hantaï et Afour Rhizome https://revues.univ-pau.fr/opcit/656 Cet article met en valeur la fonction opératoire du pli dans les arts, la littérature et la philosophie. La notion, considérée à partir des œuvres de Simon Hantaï et d’Afour Rhizome, permet non seulement de penser un certain rapport entre la lecture et l’écriture, mais aussi de mieux comprendre comment les structures de la langue et de la mémoire constituent des sources du travail artistique. Les œuvres étudiées révèlent les plis innombrables du texte, qui impliquent, selon Derrida, « toutes les structures », « tous les référents possibles ». lun., 19 juil. 2021 00:00:00 +0200 https://revues.univ-pau.fr/opcit/656 Avant propos. De l’Orient à l’Occident, le pli all over ? https://revues.univ-pau.fr/opcit/658 Cette introduction fait le point sur les emplois de l’origami et du pli dans les arts, les littératures, les sciences et les techniques, mais elle soulève surtout un grand nombre de questions. Il s’agit de confronter l’art ancestral japonais de l’origami à la notion de pli de manière générale et de voir dans quelle mesure il apporte un éclairage nouveau par rapport à l’ouvrage de référence de Gilles Deleuze (1988). mer., 14 juil. 2021 00:00:00 +0200 https://revues.univ-pau.fr/opcit/658 La pliure radioactive https://revues.univ-pau.fr/opcit/641 Cet article analyse quelques plis et faux plis radioactifs à travers des œuvres artistiques phares de l’ère atomique. On comprendra les applications positives et les accidents et agressions de l’ère atomique comme des « plis » et « faux plis ». L’article se concentre en particulier sur le nucléaire militaire et sur les œuvres d’art des victimes de « la » bombe et des centaines de bombes testées dans le Pacifique pendant la guerre froide. Cette analyse mènera, entre autres, en France et aux États‑Unis, du temps de la recherche des Curie, jusqu’au Japon, en Océanie et même en Afrique, de l’après‑guerre à nos jours. Mais à travers cette étude, c’est surtout l’entremêlement ontologique des arts et de la science qui sera mis en évidence, l’impossibilité de les démêler ou déplier entièrement. mar., 15 juin 2021 00:00:00 +0200 https://revues.univ-pau.fr/opcit/641 Le pli de la vieille représentation du Japon et le déploiement récent d’un nouvel imaginaire chez des auteurs de bande dessinée français contemporains https://revues.univ-pau.fr/opcit/645 Dans cet article, nous examinerons quelques planches dessinées par des auteurs de bandes dessinées francophones et nous tenterons de montrer comment leur description du Japon est sensiblement différente de celle des écrivains francophones qui les ont précédés. Cette description s’inscrit dans un projet de livre plus vaste qui envisage l’ensemble des textes francophones produits entre 2000 et 2014 et qui tente de montrer la place de ce pays dans l’expérience littéraire francophone contemporaine. L’approche est imagologique, elle s’intéresse à la représentation des Japonais et du Japon dans l’espace francophone. mar., 15 juin 2021 00:00:00 +0200 https://revues.univ-pau.fr/opcit/645 Inside the sphere – The unfolding and refolding of poetry in the act of translation https://revues.univ-pau.fr/opcit/648 The essay aims to offer a way of describing what happens when one translates poetry. The theoretical framework is based upon works by Roman Jakobson and Gilles Deleuze and reflections by Emily Wilson on her own translation. The main thesis is that the linkage of the lingual (horizontal) aspects of Jakobson and the spatial (vertical) aspects of Deleuze allows us to describe what literary translation is and does, it actualizes as well the potential that translation holds, instead of focusing on its shortcomings. [Cet article souhaite proposer une manière de décrire ce qui se produit lorsque l’on traduit la poésie. Le cadre théorique est fondé sur les travaux de Roman Jakobson et de Gilles Deleuze, et sur les réflexions d’Emily Wilson sur sa propre traduction. L’association des aspects linguistiques (horizontaux) de Jakobson et des aspects spatiaux (verticaux) de Deleuze nous permet de décrire ce qu’est la traduction littéraire et ce qu’elle produit. Elle actualise aussi le potentiel de la traduction, plutôt qu’elle ne se centre sur ses failles.] mar., 15 juin 2021 00:00:00 +0200 https://revues.univ-pau.fr/opcit/648 Plis et drapés chez Casanova : le fantasme du vêtement féminin https://revues.univ-pau.fr/opcit/650 Amateur de costumes et de déguisements en tous genres pour le besoin de ses multiples aventures, Casanova, dans ses mémoires Histoire de ma vie, expérimente à travers ses voyages en Europe, les plis et drapés du vêtement féminin. Ces derniers figurent comme un support du fantasme libertin mais aussi comme un obstacle au désir, contrevenant ainsi à son image de célèbre séducteur, toujours victorieux auprès des femmes. Certains épisodes le mènent parfois au bord de la folie tout en constituant une image paradoxale du mémorialiste. Ainsi, les culottes françaises d’Adèle, le vêtement oriental de la Bonafède, « turquerie » propre au xviiie siècle, le « ruban plié » de Mme F. ou encore la « longue chemise » de la Charpillon permettent d’étudier l’imaginaire symbolique du pli, du drapé et du vêtement chez le Vénitien en termes anthropologiques, littéraires, et fantasmatiques. mar., 15 juin 2021 00:00:00 +0200 https://revues.univ-pau.fr/opcit/650